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Les effets pervers du pétrole bon marché sur la bioéconomie
L’espoir de voir les produits biosourcés remplacer au moins partiellement les produits d’origine fossile serait-il en train de s’estomper, au moins à court terme ? La conférence Bio Based Materials, qui s’est tenue à Cologne, du 9 au 11 mai 2017 atteste que le bas prix du baril de pétrole empêche l’innovation biosourcée de décoller
 
Par Pierre-Alain Schieb, ancien chef des projets de l'OCDE notamment bioéconomie 2030), premier titulaire de la Chaire de bioéconomie industrielle de Neoma Business School, Auteur et co-auteur de Bioraffinerie 2030 (L'Harmattan, 2014) et co-auteur de Compétitivité et soutenabilité de la bioéconomie 2050 (L'Harmattan, 2016).
 
 
La neuvième conférence Bio-Based Materials organisée par Nova Institut a réuni environ deux cents représentants de l’industrie et de la recherche appliquée dans le domaine de la biochimie. La plupart des participants sont venus d’Allemagne avec quelques représentants des Pays Bas, de la Belgique, des pays scandinaves, un représentant du Canada, de la France, de l’Italie.
Si la chimie du végétal qui permet de valoriser les biomasses est au cœur de ce rendez-vous de Cologne, il n’en reste pas moins que la domination des produits pétro-sourcés dans les molécules plateformes les plus utilisées est en train de reprendre de plus belle
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Posté par le dans Biologie
Les produits biosourcés sont-ils durables ?
Par Eric Firtion, président de l’Association Chimie du végétal * 
 
Article issu de l'intervention du 15 sept 2016 lors du FESTIVAL VIVANT 
 
L’utilisation de la matière végétale comme source première de produits chimiques est une pratique ancienne et qui s’est accrue au moment de la révolution industrielle. Déjà intégrée dans de nombreux produits de la vie quotidienne comme les produits d’hygiène et d’entretien, les films plastiques et emballages, la chimie du végétal contribue à répondre aux enjeux énergétiques, environnementaux et sociétaux que la société et les industriels doivent relever rapidement.
La chimie du végétal vise à utiliser la biomasse (plantes entières ou résidus) tels que céréales, pommes de terre, betteraves, huiles, bois,… pour la fabrication de produits chimiques et de matériaux. Les végétaux offrent l’avantage d’être renouvelables et nous permettent de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ainsi que notre dépendance face aux matières première fossiles. Elle intègre les agro-industriels
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Comment nommer et gérer les nouvelles techniques génétiques ?
La cuisine moléculaire, ca donne des responsabilités. Parce que le vivant n’est pas une machine confinée. Et que nous en sommes !
Alors quand arrivent des techniques, peu chères, rapides, ciblées, les choses s’accélèrent. On les appelle Crispr-Cas9 , Talen, doigt de zinc… ou autres expressions obscures pour le grand public. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’au lieu de greffer un bout de gènes comme avec les OGM des années 90, on recourt à des démarches qui s’apparente à des Copier-coller dans l’édition. C’est pourquoi on rassemble ces démarches sous le termes générique d’ « édition de gènes ». Pourtant la métaphore - qui laisse penser à une action très maîtrisée - n’est certainement pas juste puisque lors de ces interventions, surgissent des tas d’effets collatéraux, comme si vous changiez tous les p du texte …
 
Nouveaux OGM, NPBT (New breeding techs), OGM cachés »... et voici les OMEG
 
La désignation  de ces interventions génétiques est déterminante. Les adversaires ont déjà choisi leur désignation et parlent d’OGM cachés. Dans son article publié dans le Monde du 1er juin, Jean-Stéphane Joly, directeur de recherche à l’INRA lance un nouveau terme, celui d’organismes mutés par édition de génome pour aussitôt lancer l’usage d’un nouveau sigle : OMEG. Mais le chercheur qui enjoint tous les acteurs concernés à interagir – « il est urgent de débattre » - semble ne pas se rendre compte que les catégories et les représentations, ca ne se décrète pas ! L’histoire est jalonnée d’exemples où l’on constate que ce sont des gens éloignés de la science, ou en tout cas distanciés, qui formulent des repères et des slogans.  Les observateurs de la blogosphère des relations publiques des gouvernements savent bien que la sémantique d’une polémique, c’est le fruit des groupes d’influence et des médias. On sait ce qu’a produit l’appellation « Terminator » qui a été choisie par ETC Group pour désigner les semences stériles produites par Monsanto dans les années 90. De même le titre en Une de Libération « Alerte au soja fou » est resté dans toutes les mémoires.
La bonne volonté est une chose, mais l’ouverture en est une autre. Quand on appelle au débat public, on ne peut que miser sur l’inclusion des groupes de toutes sortes d’obédiences et leur conflictualité sur les mots. Car les mots reflètent les cadres de pensée, les représentations du vivant et les relations ou usages que chacun développe. Quand les biologistes de synthèse parlent de châssis en désignant les levures, bactéries, ou autres microorganismes prêts à accueillir leurs « cassettes informatives » que sont les gènes pour eux, ils formatent un certain regard sur ces microbes.
 
Etrange contradiction : les insdustriels veulent breveter (exigence de nouveauté) et ne pas distinguer leur produit (pas de traçabilité)
L’intervention généralisée sur le génome des organismes vivants n’est pas une affaire de scientifiques. Elle oblige à placer les enjeux au plan politique. La sociologue américaine Sheila Jasanoff a publié récemment un article essentiel, CRISPR à l’épreuve de la démocratie. Elle y précise le besoin pressant d’une appropriation citoyenne des projets de modification des génomes. Cela résonne comme urgent quand on apprend que 25 chercheurs ont annoncé le 2 juin dans la revue Science qu’il allait fabriquer un génome humain synthétique.
Cette discussion politique oblige à un préalable : que les produits nouveaux soient traçables afin que les acteurs des biotechs (blanches, rouges ou vertes) puissent rendre des comptes sur leurs produits.  Car on découvre souvent chez les promoteurs de cette bioingénierie une étrange contradiction : la demande de brevets assortie d’une demande de non distinction.
On le sait, la directive 2001/18 relative à la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans la nature oblige les fabricants d’OGM à fournir les amorces (construction génétique de leurs OGM) mais exempte les créations par mutagenèse de tout suivi. Tous les biologistes conviennent pourtant qu’il s’agit d’organismes au génome modifié. L’exemption repose sur l’affirmation que la nature pourrait générer les modifications. C’est la référence au « naturel » qui laisse penser l’absence de danger. Ce point est litigieux tant il est flou et non pertinent. On connaît les désastres d’espèces envahissantes « naturelles », la toxicité de toxines « naturelles «  comme les aflatoxines, la sensibilité du génome dont la modification que quelques bases peut générer des maladies graves….
Après les OGM, dont tout le monde apprécie les avantages comme producteurs de médicaments recombinants (l’insuline, les facteurs de croissance …) mais beaucoup moins les risques quand ils sont dans nos champs, les citoyens ont compris que la discussion doit concerner les projets et les modalités d’usages. Quand les premières autorisations d’organismes issues de Crispr-Cas 9 concernent un champignon qui cache son vieillissement (et qui ne brunit plus), le consommateur ne peut être que réfractaire. Plus pertinentes seront les propositions pour agir sur les moustiques vecteurs de maladies comme zika, le chikungunya ou le paludisme,  si tant est qu’ils soient mis en œuvre par des autorités publiques garante du bien commun.
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Quand l'économie circulaire s'oppose à une vision intégrée, celle de la bioéconomie....
Le plastique biosourcé, biodégradable et compostable n'est pas arrivé à se poser en alternative aux pratiques de recyclage.
 
La Stratégie européenne sur le plastique, publiée mardi par la Commission européenne, établit des objectifs clairs pour réduire les déchets plastiques, accroître l'efficacité de l'utilisation des ressources et générer une croissance des emplois en Europe, mais ne parvient pas à présenter une approche exhaustive en se limitant au recyclage mécanique. Des mesures concrètes pour réduire la dépendance aux ressources fossiles en reliant l'économie circulaire à la bio-économie et en soutenant les solutions innovantes sur du plastique d'origine biologique ont été de nouveau reportées. Les contributions du plastique biodégradable à l'économie circulaire sont reconnues, mais des mesures concrètes se font encore attendre.

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Posté par le dans Biologie
Entreprises pour l’Environnement (EpE), associée à la chaîne d’informations LCI, lance pour la 13e année consécutive, son appel à candidature pour le Prix Jeunes pour l’Environnement.
La thématique de 2018 porte sur les relations entre digital et préservation de l’environnement. Les candidats sont incités à réfléchir à la question suivante :
Digital et Environnement : quelles connexions ?
Les jeunes de moins de 30 ans ont carte blanche ! Ils sont invités à présenter des idées inédites, des solutions concrètes de services ou d’applications, d’objets connectés, de chatbot etc favorisant l’environnement (climat, biodiversité, ressources, eau…) ou, à l’inverse, des solutions concrètes pour diminuer l’impact du recours au digital.
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LES MEMBRES ACTIFS DE LA COMMUNAUTE DU FORUM BioRESP

Dorothée BROWAEYS est journaliste, rédactrice e...
Jean-Jacques Perrier est journaliste, coordinat...
UP' est le magazine d'actualités de l'innovatio...
Etudiante à AgroParisTech, je travaille à l'org...
Fondatrice et directrice de la rédaction de UP'...
Mises en Pièces est une association de théâtre ...
Directrice de Sup'Biotech Centre d'intérêt ...
Auteure, comédienne et scientifique, Anne Rougé...
Professeur des universités en arts plastiques. ...
Je suis chercheuse en microbiologie et depuis q...

PROCHAINS RENDEZ-VOUS DE LA BIOECONOMIE

20 Mar 2018
02:00PM - 07:00PM
Forum BioRESP #2
12 Jui 2018
02:00PM - 07:00PM
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