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Biologie

Cette catégorie contient 1 article publié par un groupe de blogueurs
Les politiques s’emparent des enjeux bioéconomiques

En février dernier l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST) a publié le rapport au titre prometteur : « De la biomasse à la bioéconomie : une stratégie pour la France ». Censé aiguiller la stratégie future sur l’usage des biomasses, ce panorama ne fait qu'évoquer la question de la bioéconomie en France et n’exprime pas de véritables solutions. Cependant cette initiative s’ajoute à des réflexions de plus en plus nombreuses sur le sujet, annonçant la feuille de route stratégique de la France sur la bioéconomie qui sera publiée en juillet prochain.

 

 

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Forum Biologie de synthèse à Amsterdam : visions du futur les 24-25 juin 2016
Les occasions sont rares d’échanger sur les nouvelles techniques de modification du vivant. Les 24 et 25 juin 2016, un Forum s’organise à Amsterdam, sur les visions du futur qui se trament avec la biologie de synthèse. Organisé dans le cadre du Programme européen SYNENERGENE, cette rencontre est une belle opportunité pour saisir les enjeux colossaux dans ce domaine : nouvelles techniques de cuisine moléculaire comme CRISPR-Cas9 ou Talen, impacts des organismes modifiés, sécurité,  nouvelles solutions biosourcées, transitions vers de nouveaux usages des biomasses (bioéconomie)… et les questions de gouvernance associées : usages et régénération des sols, cohabitation des cultures, traçabilité des organismes génétiquement modifiés….
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Les prémisses de l’agenda « bioéconomie » de la France

Le service de prospective du Ministère de l’agriculture (CEP) a publié début 2016 un rapport sur les enjeux de la bioéconomie. Alors que le gouvernement français va publier, début juillet, sa feuille de route pour soutenir les usages judicieux et soutenables des biomasses (productions agricoles ou marines, forêts, déchets, …) cette analyse pointe les questions stratégiques pour conduire des projets vertueux. Les deux auteures, Élise DELGOULET (du CEP) et Jeanne PAHUN, doctorante à l’université de Montpellier, CNRS-CIRAD, soulignent avec acuité les vigilances nécessaires un développement responsable de ce secteur. 

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Comment nommer et gérer les nouvelles techniques génétiques ?
La cuisine moléculaire, ca donne des responsabilités. Parce que le vivant n’est pas une machine confinée. Et que nous en sommes !
Alors quand arrivent des techniques, peu chères, rapides, ciblées, les choses s’accélèrent. On les appelle Crispr-Cas9 , Talen, doigt de zinc… ou autres expressions obscures pour le grand public. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’au lieu de greffer un bout de gènes comme avec les OGM des années 90, on recourt à des démarches qui s’apparente à des Copier-coller dans l’édition. C’est pourquoi on rassemble ces démarches sous le termes générique d’ « édition de gènes ». Pourtant la métaphore - qui laisse penser à une action très maîtrisée - n’est certainement pas juste puisque lors de ces interventions, surgissent des tas d’effets collatéraux, comme si vous changiez tous les p du texte …
 
Nouveaux OGM, NPBT (New breeding techs), OGM cachés »... et voici les OMEG
 
La désignation  de ces interventions génétiques est déterminante. Les adversaires ont déjà choisi leur désignation et parlent d’OGM cachés. Dans son article publié dans le Monde du 1er juin, Jean-Stéphane Joly, directeur de recherche à l’INRA lance un nouveau terme, celui d’organismes mutés par édition de génome pour aussitôt lancer l’usage d’un nouveau sigle : OMEG. Mais le chercheur qui enjoint tous les acteurs concernés à interagir – « il est urgent de débattre » - semble ne pas se rendre compte que les catégories et les représentations, ca ne se décrète pas ! L’histoire est jalonnée d’exemples où l’on constate que ce sont des gens éloignés de la science, ou en tout cas distanciés, qui formulent des repères et des slogans.  Les observateurs de la blogosphère des relations publiques des gouvernements savent bien que la sémantique d’une polémique, c’est le fruit des groupes d’influence et des médias. On sait ce qu’a produit l’appellation « Terminator » qui a été choisie par ETC Group pour désigner les semences stériles produites par Monsanto dans les années 90. De même le titre en Une de Libération « Alerte au soja fou » est resté dans toutes les mémoires.
La bonne volonté est une chose, mais l’ouverture en est une autre. Quand on appelle au débat public, on ne peut que miser sur l’inclusion des groupes de toutes sortes d’obédiences et leur conflictualité sur les mots. Car les mots reflètent les cadres de pensée, les représentations du vivant et les relations ou usages que chacun développe. Quand les biologistes de synthèse parlent de châssis en désignant les levures, bactéries, ou autres microorganismes prêts à accueillir leurs « cassettes informatives » que sont les gènes pour eux, ils formatent un certain regard sur ces microbes.
 
Etrange contradiction : les insdustriels veulent breveter (exigence de nouveauté) et ne pas distinguer leur produit (pas de traçabilité)
L’intervention généralisée sur le génome des organismes vivants n’est pas une affaire de scientifiques. Elle oblige à placer les enjeux au plan politique. La sociologue américaine Sheila Jasanoff a publié récemment un article essentiel, CRISPR à l’épreuve de la démocratie. Elle y précise le besoin pressant d’une appropriation citoyenne des projets de modification des génomes. Cela résonne comme urgent quand on apprend que 25 chercheurs ont annoncé le 2 juin dans la revue Science qu’il allait fabriquer un génome humain synthétique.
Cette discussion politique oblige à un préalable : que les produits nouveaux soient traçables afin que les acteurs des biotechs (blanches, rouges ou vertes) puissent rendre des comptes sur leurs produits.  Car on découvre souvent chez les promoteurs de cette bioingénierie une étrange contradiction : la demande de brevets assortie d’une demande de non distinction.
On le sait, la directive 2001/18 relative à la dissémination volontaire d'organismes génétiquement modifiés dans la nature oblige les fabricants d’OGM à fournir les amorces (construction génétique de leurs OGM) mais exempte les créations par mutagenèse de tout suivi. Tous les biologistes conviennent pourtant qu’il s’agit d’organismes au génome modifié. L’exemption repose sur l’affirmation que la nature pourrait générer les modifications. C’est la référence au « naturel » qui laisse penser l’absence de danger. Ce point est litigieux tant il est flou et non pertinent. On connaît les désastres d’espèces envahissantes « naturelles », la toxicité de toxines « naturelles «  comme les aflatoxines, la sensibilité du génome dont la modification que quelques bases peut générer des maladies graves….
Après les OGM, dont tout le monde apprécie les avantages comme producteurs de médicaments recombinants (l’insuline, les facteurs de croissance …) mais beaucoup moins les risques quand ils sont dans nos champs, les citoyens ont compris que la discussion doit concerner les projets et les modalités d’usages. Quand les premières autorisations d’organismes issues de Crispr-Cas 9 concernent un champignon qui cache son vieillissement (et qui ne brunit plus), le consommateur ne peut être que réfractaire. Plus pertinentes seront les propositions pour agir sur les moustiques vecteurs de maladies comme zika, le chikungunya ou le paludisme,  si tant est qu’ils soient mis en œuvre par des autorités publiques garante du bien commun.
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Pas de parade face à la bactérie tueuse du Wisconsin
Mystère dans le Wisconsin. 21 personnes sont décédées depuis le début de l’année d’une infection par une bactérie banale Elizabethkingia anophelis. Les autorités ne comprennent pas comment ce microorganisme, fréquent dans le sol ou dans l’intestin des moustiques – notamment l’anophèle d’où son nom - est devenu tueur.
Certes, les malades atteints – 63 depuis le début de l’année, selon les autorités sanitaires du Wisconsin – sont âgés (plus de 65 ans) et ont d’autres problèmes de santé, indiquant que la bactérie peut les infecter du fait de leur système immunitaire déficient. Mais leur contamination semble d’origines diverses : hôpitaux, infirmeries ou autres Les symptômes sont la fièvre, l’essoufflement, les frissons… et parfois l’atteinte des tissus cutanés appelée cellulite. Les chercheurs ont relevé toutefois que cette bactérie originaire de Gambie a déjà causé des méningites néonatales en République Centre Africaine ainsi qu’une grave infection nosocomiale à Singapour.
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PROCHAINS RENDEZ-VOUS DE LA BIOECONOMIE

12 Jui 2018
02:00PM - 07:00PM
Forum BioRESP #3
16 Oct 2018
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Forum BioRESP #4