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Biologie

Cette catégorie contient 1 article publié par un groupe de blogueurs

Posté par le dans Biologie
Vers une révolution bioéconomique ?
Donner à voir et à discuter l’industrialisation du vivant, telle est l’ambition du Festival vivant qui constitue le volet français du programme européen Synenergene2, consacré à la biologie de synthèse et plus largement à la bioéconomie. Un sujet tout à la fois hautement stratégique et potentiellement explosif.
 
Article publié par la revue BIOFUTUR, partenaire du Festival vivant, en introduction de son dossier du n°378 (juillet-août 2016).
Dans ce dossier, Martino Nieddu et Franck-Dominique Vivien  décrivent « La bioéconomie entre enjeux économiques et projets de société, Jane Lecomte et François Sarrazin proposent de « Repenser l’innovation dans une perspective évocentrée de la biodiversité », Yves Bertheau évoque « Les nouveaux OGM et la biodiversité » et Etienne Maclouf interroge « La gouvernance des bio-innovations est-elle une illusion ?
 
Aujourd’hui les arbres, les plantes, les algues, les bêtes, les micro-organismes… sont sollicités comme sources d’énergie (biocarburants), de matériaux, de produits chimiques en remplacement des matières issues du pétrole (pétrosourcées). Manger, rouler, bâtir, soigner ou vêtir suppose l’exploitation des biomasses des champs, des forêts comme des océans. La recherche de solutions durables, d’une moindre empreinte carbone, d’une valorisation des déchets et d’un fonctionnement circulaire de l’économie (écologie industrielle) oriente nos sociétés vers un recours massif aux biomasses, qu’elles soient microbiennes, végétales ou animales. Ainsi se développe la bioéconomie, terme qui englobe ces activités basées sur le vivant (biobased economy).
Ce mouvement porte en lui les germes du meilleur comme du pire
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Posté par le dans Biologie
Hacker le cerveau, est-ce si anodin ?

Le corps est devenu un terrain de jeu. On connaît des artistes comme l’australien Stelarc qui s’est fait greffer une oreille sur le bras gauche ou des scientifiques comme Kevin Warwick qui s’est doté d’implants électroniques. Ces cas isolés deviennent légion avec l’engouement pour la biologie de garage et des équipements désormais très bon marché. 

Le californien Dave Asprey est un fan des expériences cérébrales : fondateur de Bulletproof, il a passé quinze ans et a investi plus de 300.000 $ pour pirater sa propre biologie. Il affirme avoir gagné plus de vingt points de QI. Mais il y a aussi les tribus de biohackers qui pratiquent sans tabou la stimulation cognitive.

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Posté par le dans Biologie
Un OGM pour sauver Lascaux
Utiliser une bactérie génétiquement modifiée pour sauver les peintures de Lascaux : c’est l’idée insolite que développent huit étudiantes de Toulouse. Ces dernières veulent lutter contre les moisissures noires qui ont contaminé Lascaux après l’invasion de  filaments blanchâtres de champignon fusarium solani.  A l’automne, cette équipe exclusivement féminine présentera le résultat de ses recherches à Boston lors de la compétition international iGEM  de biologie synthétique.
La démarche des étudiantes de l’INSA Toulouse est d’utiliser la banale bactérie Bacillus subtilis - présente dans la grotte – pour qu’elle attaque le champignon qui ronge les peintures. Mais pour cela il faut modifier génétiquement la bactérie pour qu’elle excrète quatre produits fongicides.
Pour assurer l’absence de diffusion dans l’environnement de cet OGM, les biologistes en herbe prévoient que leurs microorganismes « s’autodétruisent » par un système toxine/antitoxine (si la bactérie soigneuse contamine une autre bactérie, elles meurent).
Les candidates inventeront aussi un dispositif portatif pour appliquer leur OGM le plus localement possible et confiner les effets.
Reste à savoir si la démarche sera probante et si elle pourra être acceptée par les Monuments historiques !
Déjà l'an dernier une équipe iGEM de Toulouse s'était consacrée à sauver un patrimoine, celui des platanes du Canal du midi rongés aussi par un champignon redoutable. Mais la faisabilité n'a pas permis de déboucher sur une solution... Le concours iGEM c'est souvent beaucoup de rêves...
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La phago-thérapie, une solution pour lutter contre la crise des antibiotiques ?

 

Les biohackers européens s’intéressent aux virus de bactéries. À l’occasion du débat « Quand la société civile rencontre la science » au Synenergene Forum , l’un d’entre eux Rüdiger Trojok a présenté leur projet sur la phago-thérapie et la biologie digitale. Son réseau de biologistes alternatifs (DiYBio) d’Europe a organisé trois rencontres (Helsinki en 2014, Italie en 2015, Berlin en 2016) pour rechercher des solutions à la crise grave causée par la perte d’efficiacité des antibiotiques.

 

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Posté par le dans Biologie
Alerte au riz fou !
108 Prix Nobel somment Greenpeace de stopper leur « croisade anti-OGM ». Dans une lettre adressée à l’organisation militante, les scientifiques renommés demandent à l’ONG de « ne plus dénigrer le riz doré qui peut apporter une ressource en vitamine A aux enfants des pays en développement. La campagne est parfaitement orchestrée avec son site internet dédié à « l’agriculture de précision » supportprecisionagriculture.orgqui présente la liste des signataires, parmi lesquels quelques Français comme Claude Cohen-Tannoudji, Roger Guillemin, Serge, Haroche et le chimiste Jean-Marie Lehn. On trouve les grands noms de Stanley Prusiner, Sir Martin J. Evans et bien sûr James Watson.  
 
« Nous appelons Greenpeace à cesser sa campagne contre le riz doré en particulier et contre les cultures et les aliments améliorés grâce aux biotechnologies en général, écrivent les 108 Prix Nobel qui enjoignent les dirigeants et les militants à se résoudre aux « excellents résultats des OGM reconnus la plupart des agences ». La lettre qu’ils ont publiée ce 30 juin est un plaidoyer pour ce qu’on appelle « l’agriculture de précision » qui vise l'optimisation des rendements, des investissements et le recours aux biotechnologies. L’ennemi public tout désigné est l’association militante Greenpeace. « Greenpeace a été le fer de lance de l’opposition contre le riz doré. Or ce dernier a le potentiel de réduire ou d'éliminer la plupart des décès et maladies causées par une carence en vitamine A (CVA), dont l’impact est le plus fort sur les populations les plus pauvres en Afrique et en Asie du Sud-Est ».
 
L’opération de lobbying a été organisée par Richard Roberts, directeur scientifique des NewEngland Biolabs et Phillip Sharp, qui a reçu son Prix Nobel en 1993 pour sa découverte des séquences génétiques appelées introns (qui permettent une combinatoire d’expression génétique). Une conférence de presse s’est tenue jeudi 30 juin à Washington. La rencontre a été menée avec le soutien d’un ancien de Monsanto, Jay Byrne qui veillait à filtrer les journalistes.
 
La pétition a ciblé le riz doré, le seul OGM censé apporter un bénéfice santé
 
Les pétitionnaires en appellent aux gouvernements pour qu’ils fassent « tout ce qui est en leur pouvoir pour s’opposer aux actions de Greenpeace et accélérer l'accès des
agriculteurs à tous les outils de la biologie moderne, en particulier des semences améliorées par les biotechnologies. L’opposition basée sur l'émotion et le dogme, et contredite par les faits, doit être stoppée ». Les auteurs - qui ont fait signer les Prix Nobel - ont ciblé le riz doré, qui est le seul OGM censé apporter un bénéfice santé. Cela leur permet de conclure sous un mode dramatique : « Combien de gens doivent mourir avant que l’on reconnaisse ce rejet comme un « crime contre l’humanité ? »
 
Cette manifestation arrive à un moment crucial de la révision de la réglementation OGM aux Etats Unis. Le 21 juin, le Président de la Commission du Sénat américain sur l’agriculture, Pat Roberts (R-KS), et Debbie Stabenow (D-MI) ont publié un projet de loivisant à exiger l’étiquetage obligatoire de la plupart des aliments contenant des ingrédients génétiquement modifiés. Le projet de loi prévoit des options d’étiquetage – les entreprises peuvent choisir d’offrir aux consommateurs une étiquette sur l’emballage, un symbole ou une étiquette électronique pouvant être scannée. L’étiquette électronique pouvant être scannée doit fournir directement aux consommateurs des informations sur les OGM. Ce projet de loi Roberts- Stabenow sur l’étiquetage des OGM va venir au un vote la semaine prochaine au Sénat des Etats-Unis. Bien sûr l’actualité sur la définition des aliments génétiquement modifiés dans les cas des nouvelles technologies autour de CRISPR crispent les protagonistes. Selon Stacy Malkan (de l’ONG US Right to Know), « Ces scientifiques de renommée mondiale ont été utilisés comme des pions politiques pour un jeu qui les dépasse ».
La réponse de Greenpeace 
« Nous sommes des scientifiques. Nous comprenons avec la logique de la science. C’est facile de voir que Greenpeace fait des dégâts et est anti-science, a confié au Washington Post. Le britannique et leader de la démarche, Richard Roberts. Greenpeace au début, puis certains de leurs alliés sont sorti délibérément de leur chemin pour effrayer les gens. C’est une manière pour eux de lever des fonds pour leur cause ».
En réponse à cette campagne de dénigrement, Wilhelmina Pelegrina, responsable pour Greenpeace dans le Sud-Est asiatique (Manille), estime que " Les accusations laissant penser que nous bloquons le riz « Golden » génétiquement modifié, sont  fausses. Ce riz 'Golden ' a échoué en tant que solution et n’est actuellement pas disponible à la vente, même après plus de 20 ans de recherche . Comme admis par l'Institut international de recherche sur le riz , il n'a pas été apporté la preuve qu’il pouvait corriger réellement carence en vitamine A . Donc, pour être clair, nous parlons de quelque chose qui n'existe même pas. La militante considère surtout qu’on répond trop souvent à un problème social par des projets techniques qui ne marchent pas. « La seule solution garantie pour corriger la malnutrition est une alimentation saine diversifiée. Il est irresponsable d'imposer le riz doré comme un remède rapide pour les gens qui ne l'accueillent , en particulier quand il y a des options sûres et efficaces déjà disponibles ».
Dans sa chronique de mardi dernier (Le monde du 5 juillet 2016), Stéphane Foucard ironise aussi sur ce riz doré qui n’a toujours pas fait ses preuves. Depuis vingt ans. Et ce n’est pas vraiment la faute à Greenpeace !
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