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Transition bioéconomique : peut-on prouver la valeur des produits biosourcés ?

Posté par le dans Biologie
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Le 12 décembre dernier, le Forum BioRESP a organisé un atelier dans le cadre du World Efficiency Forum 2017 à Paris (événement satellite de One Planete Summit). Pour parler du biosourcé et de ses atouts, quatre invités ont apporté leurs contributions : Jean-Christophe DOUKHI DE BOISSOUDY, Directeur Novamont France,  président du Club Bio-Plastiques, Cyrille PAUTHENIER, fondateur et président d’Abolis Technologies, Olivier JAN, Coordinateur du Consortium BioSpeed et de Natur’ALLBottles Alliance chez Deloitte Anthony BENOIST, chercheur CIRAD, membre du groupe ELSA dédié à l’évaluation environnement, le cycle de vie et la soutenabilité
La séance a été animée par Dorothée BROWAEYS et Pierre-Alain SCHIEB, coordinateurs du Forum BioRESP
 
25 personnes ont participé à l’atelier. Elles représentent une grande variété d’institutions et de parties prenantes de la bioéconomie : AgroParisTech, CNRS, FNSEA, ADEME, Novamont, Saf Agr Idées, Saint-Gobain, SupBioTech, ABOLIS Technologies, Deloitte, VINCI, Le Ministère de la Transition écologique et solidaire.
Les présentations et des discussions ont mis en exergue la difficulté de prouver la valeur socio-environnementale des produits biosourcés. Les atouts sont, d’une part, mal définis, pas suffisamment cernés ni standardisés et d’autre part, peu lisibles. La valeur est très contingente (dépendante des circonstances) : le type de biomasse, le genre de procédé de traitement, les conditions économiques, jouent sur la « valeur écologique » du bio-sourcé. Les comparaisons avec les produits équivalents petro-sourcés sont délicates car il faut intégrer des dimensions souvent négligées (subventions au pétrole).
 
Les membres du panel ont eu l’occasion de présenter brièvement leurs vues et de répondre aux questions de la salle : pour Anthony Benoist, expert du CIRAD, malgré les difficultés de mise en oeuvre (coûts, délais)  l’analyse du cycle de vie (ACV) est l’outil de mesure des impacts (carbone, biodiversité, eau…) de référence pour comparer des produits entre eux ou pour comparer des procédés.
 
C’est aussi le cas pour Christophe Doukhi de Boissoudy, directeur de Novamont France, l’analyse du cycle de vie (ACV) est un instrument essentiel pour déterminer les meilleures solutions en terme de choix de matières premières et de process industriels pour un objectif d’optimisation environnementale des procédés. En revanche, si ces méthodes ACV sont bien utilisées pour évaluer la bioraffinerie et sa production (par exemple celle de Porto Torrès en Sardaigne) nous sommes plus réservés quant à leur utilisation pour communiquer vers le grand public.  Comparer des produits à des stades différents de leur développement, comme des produits issus de l’innovation dont toute la filière n’est pas encore totalement optimisée avec des produits qui bénéficie d’une filière totalement aboutis ne permet pas toujours de tirer des conclusions objectives.
 
On comprend qu’il est très difficile d’embrasser l’ensemble des facteurs de natures diverses qu’il faudrait considérer pour comparer une filière biosourcée en évolution avec une filière pétrosourcée pleinement optimisée.
 
Pour Olivier Jan, expert du Cabinet Deloitte développement durable, la question de la valeur des produits biosourcés est mieux traitée lorsque des consortia industriels motivés (comme l’Alliance Biospeed ou Natur’All Bottle) se mettent à partager leurs expériences et leurs connaissances. L’Alliance BioSpeed réunit six sociétés – Faurecia, Michelin, BIC, Lego, Danone et L’Oréal – avec l’objectif de leur faire partager des savoir autour de polymères clés (PE, PP, PET, PEF, PLA, PBS, PA…) tant au niveau de l’approvisionnement en  biomasse de deuxième génération, que dans des choix technologiques autour de la fabrication de ces polymères. De son côté l’Alliance Natur’All Bottle a été lancée par Danone et Nestle Waters et Origine Materials, en mars 2017. Dans ces cadres de coopération, on peut définir des cahiers des charges « vertueux » : tendre vers une transition qui d’emblée évite certaines controverses (2G obligatoire par exemple). Olivier Jan évoque l’exemple de Lego qui prévoit de remplacer tous ses plastiques par du biosourcé. 
 
Dans le cas des « start uppeurs » tels qu’ABOLIS Biotechnologies, représenté par son fondateur, Cyrille Pauthenier, la volonté de se positionner sur des produits biosourcés de haut de gamme (cosmétique, santé)  se prête à des ACV très valorisantes également. La fermentation sur  base de micro-organismes est la voie royale pour une transition bioéconomique surtout quand le prix des ressources fossiles est si bas et les ingrédients naturels si chers. Cela ne préjuge pas de la possibilité plus tard de parvenir à rendre compétitif et à valoriser des produits biosourcés à grand volume.
 
En conclusion, il est clair que les démarches biosourcées contribuent à quatre dynamiques vertueuses : sortie du pétrole, réponse aux exigences bas carbone (sous réserve d’une agriculture durable), réduction ou valorisation des déchets, aspiration sociale à de nouveaux modes de consommation.
 
L’atelier constitue un bon repérage pour préparer le Forum BioRESP prévu le 12 juin 2018, sur la thématique : Biosourcing : comment bonifier les outils pour estimer la valeur socio-environnementale des produits?
 
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Invité mardi 16 octobre 2018

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Forum BioRESP #4